Mardi 29 octobre • 12h30 • salle Gaillard


Latences

Aude Rabillon           
Latences (30’)

Compositrice sonore, Aude Rabillon mêle dans ses pièces écriture radiophonique et musique électroacoustique. Après avoir travaillé à Radio France Internationale pendant plusieurs années, elle suit la classe de composition électroacoustique de Christine Groult au conservatoire de Pantin où elle obtient son DEM en 2014. Elle compose pour des spectacles vivants, des expositions et installations sonores, souvent en multiphonie. Elle joue également en live et en improvisation. https://auderabillon.wordpress.com/
La pièce Latences prend comme point de départ la mer, ses imaginaires et réminiscences d’enfance. On laisse le ressac s’installer, la marée monter en soi les souvenirs, les oreilles s’envahir de souffles, de cris de mouette et de bruit blanc. On quitte alors le rivage pour prendre le large, embarquer dans la matière du son en quête de zones de latences.
Elle a été créée et jouée en live sur six hautparleurs le 6 octobre 2018 à Apo33 à Nantes
Courir par-dessus les vagues en écume
Se laisser les oreilles envahir de bruit blanc et de cris de mouette — Marées montantes
Ça pourrait partir d’un souffle, d’une respiration, c’est ténu et ça demeure,
et ça m’amène loin
Prendre le large — Latences

1ère PARTIE

  • Mousse – l’essaimer incessant
  • Gravité – attraction entre les corps
  • Intermezzo – le vent

2ème PARTIE

  • Hypnose – le halo des corps rejetés dans l’espace
  • Velari – l’espace est une stratification de surfaces sans fin
  • Pendulum – le temps est l’illusion d’une pulsation régulière

3ème PARTIE

  • Chant – la fin de l’espace, la fin du temps

Mercredi 30 octobre • 12h30 • salle Gaillard


La fine dello spazio, la fine del tempo

Tiziana Bertoncini           
(30’15) 2019

Tiziana Bertoncini travaille dans le domaine des musiques contemporaines, écrite, improvisée et électro-acoustique. Sa double formation de musicienne classique et d’artiste plasticienne l’amène vers la réalisation d’installations et de performances, qui intègrent le son, les éléments visuels et l’espace. Elle est également violoniste au sein de l’ensemble]h[iatus, qui évolue dans les territoires de l’improvisation et de l’interprétation des œuvres du répertoire contemporain.
Construite en trois parties et se développant sur sept pièces, cette composition est une réflexion sur l’espace et le temps dans la musique électroacoustique : l’espace de la musique est-il celui du lieu où elle est diffusée ou s’agit-il d’un espace “intérieur” à la musique elle-même ? La musique, invariablement reproductible à l’infini, est-elle éternellement présente ou éternellement passée ?

Jeudi 31 octobre • 12h30 • Musée Henri Lecoq


Hesperia

Loïse Bulot
Hesperia (9’27), Daphnie (9’06), Noctiluca (10’)

Compositrice et artiste plasticienne, Loïse Bulot développe depuis plusieurs années une recherche associant le visuel et le musical à travers des compositions électroacoustiques, des musiques mixtes, des partitions graphiques, des performances mêlant dessin en direct et musique improvisée, des installations… et des spectacles visuels et musicaux au sein de la Compagnie Risonanze. Ses œuvres ont été produites et présentées dans divers festivals en France et à l’étranger. www.loisebulot.com, www.cierisonanze.com
Hesperia (9’27) 2015 : l’hesperia est un petit papillon avec des taches blanches argentées que l’on appelle aussi « virgule ». J’ai construit cette pièce avec les idées de mobilité, de battements d’ailes, de légèreté de ces petits insectes qui éclosent, se déploient et prennent leur envol, traversant des paysages et des ciels changeants.
Daphnie (9’06) 2016 : exploration de l’infinitésimal et des daphnies, créatures minuscules à œil unique vivant dans les eaux douces… J’ai souhaité retranscrire l’aspect à la fois mécanique et très fragile de ces organismes, leur multiplicité, l’environnement liquide qui les entoure.
Noctiluca (10’) 2017 : Commande Radio-France : Noctiluca est le nom d’une algue bioluminescente. Cette pièce s’inscrit dans la continuité d’une recherche autour de la lumière, d’évocations du vivant, d’univers microscopiques à la fois étranges et magiques. La pièce se développe en cinq miniatures : circulation, dialogue, descente, remontée, suspension.